Construire sur les acquis et ouvrir de nouveaux horizons !

Au cours de sa réunion du 27 février 2012, le Conseil de l’Université m’accordait un second mandat de doyen de la Faculté des arts et des sciences. Il répondait favorablement à la recommandation du recteur, recommandation qui faisait suite à une longue consultation de la communauté universitaire présidée par la vice-rectrice Louise Béliveau.

Je suis honoré par l’appui de mes collègues et par la confiance que me témoigne la direction de l’Université.

Les défis d’un second mandat

Un second mandat pose une série de défis que l’on ne peut esquiver. Ce ne peut être que la poursuite du premier. Nous devons avoir une vision claire des grandes orientations et des priorités pour faire face à une situation qui s’est renouvelée. Heureusement, il est possible de compter sur une dynamique qui s’est installée au cours des dernières années et sur les réalisations qui pavent la voie.

Fort des réussites et de l’appui manifesté par les collègues qui ont massivement participé au redressement facultaire des dernières années, on peut viser à faire en sorte que les arts et les sciences soient une force solide pour le développement de notre université.

Inscrire les réussites dans la durée

Au cours des dernières années, j’ai cherché à inspirer dans notre communauté un renouvellement de notre façon de penser, d’agir et d’anticiper l’avenir. Nous avons eu des réussites qui s’expriment, notamment par un équilibre budgétaire depuis 2010-2011, situation que nous n’avions pas connue depuis 2002.

Nous pouvons compter sur ces réussites. La Faculté doit maintenant les inscrire dans la durée. Les prochaines années doivent permettre de réunir les conditions pour stabiliser notre situation et faire des arts et des sciences, soit des principales disciplines fondamentales du champ de la connaissance, un socle à la fois solide et dynamique de l’Université.

« Maîtriser » notre développement

Notre principal défi, c’est de penser la direction facultaire en ayant pour grande priorité la « maîtrise » de notre développement. C’est-à-dire, autant que faire se peut, éviter les secousses et les grandes fluctuations. L’enjeu fondamental c’est d’atteindre un modèle de développement optimal dans une perspective pluriannuelle.

La jonction de l’innovation et de la croissance maîtrisée est l’assise de ce modèle. Notre développement ne passe pas d’abord et avant tout par la croissance des nombres, mais par notre capacité d’innover et de miser sur nos avantages comparatifs. Il nous incombe d’établir nos projections en posant un lien entre des choix de nature qualitative (dans le milieu universitaire qui est le nôtre) et leurs retombées en termes de ressources.

Optimum plutôt que maximum

Penser en termes d’optimum et non de maximum devrait permettre de continuer d’être en flèche, tout en conjurant les fluctuations qui ont marqué notre histoire institutionnelle facultaire. Ce ne sera possible que si la direction de la Faculté s’assure de la participation de notre communauté dans l’atteinte de cet objectif ambitieux.

La mise en route, l’automne prochain, de l’exercice d’une planification stratégique se projetant sur les quatre prochaines années devrait permettre de se mobiliser et de se concentrer sur les choix les mieux indiqués, en prenant en compte la diversité des situations dans les unités académiques. Cette planification sera l’occasion de discuter collectivement des priorités d’ensemble et de leurs conditions locales d’application.

Au début du premier mandat, nous avons procédé à un tel exercice, mais il faut maintenant repenser nos interrogations, notre outil et nos façons de faire pour que le prochain exercice de planification soit mieux adapté à notre nouveau contexte.

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La perspective devant nous est emballante, n’en doutons pas. Et je suis heureux de pouvoir compter sur une communauté universitaire aussi dynamique et imaginative pour renouveler nos pratiques et assurer notre position de premier plan comme grande institution universitaire de recherche.

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