La réussite interpelle toute la communauté universitaire

La réussite étudiante à l’Université dépend de plusieurs facteurs. C’est une question qui est au centre des préoccupations des dirigeants de l’Université et de la Faculté. Nous sommes convaincus qu’il nous faut poursuivre dans la mise en place des conditions favorisant un niveau de succès plus élevé.

La capacité de l’étudiant à suivre avec succès une formation universitaire est incontournable, on en conviendra. Lorsque l’Université fait une offre d’admission à un étudiant, cette capacité est postulée. Et rappelons que dans plusieurs programmes les seuils d’accès sont particulièrement exigeants. Or, nous constatons que la part des étudiants qui ne terminent pas avec le diplôme convoité peut être plus élevée que ce que nous pourrions légitimement attendre. La durée des études menant à la diplomation est également une question qui mérite attention.

La formation universitaire poursuit celle déjà acquise, mais elle représente également un bond significatif pour ce qui est du milieu, des objectifs de formation, des exigences et de l’approfondissement des connaissances visées. Les étudiants peuvent y voir une rupture plutôt qu’une simple continuité avec la formation acquise. Ce n’est pas tout à fait faux.

Comme dirigeants de l’Université, il nous appartient de susciter et de stimuler le développement d’un environnement « académique » de qualité qui valorise la formation et qui pose la réussite au centre de ses démarches. La dimension sociale de l’environnement universitaire ne doit pas passer inaperçue. C’est une dimension qui contribue grandement à la motivation et à faire en sorte que l’expérience de vie universitaire plaide pour la continuité dans l’effort et pour un réseau social riche et emballant. L’institution peut en faire une priorité, mais elle ne saurait suffire à elle seule; c’est l’ensemble de la communauté qui est visée.

Travailler à la réussite étudiante, c’est une entreprise emballante. L’Université de Montréal en fait un leitmotiv et promeut activités et services d’aide à la réussite. La Faculté des arts et des sciences, pour sa part, entend agir dans son champ de compétence, en toute complémentarité. La cohésion de nos efforts avec les services centraux devrait être source de progrès. Chose certaine, les actions à déployer sont fonction des enjeux retenus selon le niveau de la formation.

Au premier cycle, la Faculté entend apporter une aide personnalisée en proposant un service de proximité et des mesures visant un encadrement et un support plus étroit du point de vue académique. Un conseiller à la réussite sera le pivot d’un contact personnalisé. Ce dernier invitera l’étudiant à acquérir certaines habiletés personnelles qui vont l’aider à réussir. Nous déploierons un projet-pilote qui sera centré dans un premier temps sur certains programmes, à la fois sur le campus principal et sur le campus de l’UdeM à Laval.

Le projet permettra non seulement de poser des actions individuelles et ciblées, mais également d’identifier ce qui, dans l’organisation pédagogique, pourrait être modifié pour faciliter la réussite scolaire. Cela implique une évaluation du projet, une extension de sa portée et un élargissement des points d’impact en considérant l’organisation pédagogique.

Pour les études des 2e et 3e cycles, nous cherchons à la fois à augmenter le taux de diplomation et à réduire le temps nécessaire pour l’obtention du diplôme.

Pour le deuxième cycle, cela nous a amené à établir, à côté du profil recherche qui dominait notre offre de programmes, un profil de formation plus appliqué ou de nature plus professionnelle qui répond davantage aux habiletés et au tempérament de plusieurs étudiants, tout en se situant en adéquation avec certaines attentes du marché du travail. Les microprogrammes et DESS s’inscrivent dans cette veine et, généralement, permettent d’être coiffés par une maîtrise selon le vœu de l’étudiant. Une meilleure orientation dans l’un ou l’autre des cheminements devrait permettre d’adapter les profils étudiants aux profils d’étude. Nous entendons également agir sur le financement des étudiants par les bourses ou le travail rémunéré aux fins de la recherche ou de l’enseignement.

Pour les études supérieures, les contrats d’encadrement à conclure entre les étudiants et les directeurs de recherche sont considérés comme un outil favorisant la réduction du temps d’études menant à la diplomation. Déjà une pratique courante dans plusieurs départements, nous en ferons la promotion afin d’en généraliser la pratique.

Pour le troisième cycle, il faut mettre de l’avant de façon énergique et généraliser le financement intégré, tout en donnant aux responsables de programmes les instruments budgétaires pour travailler utilement le plus tôt possible au printemps. Mais également, nous entendons travailler avec les départements pour établir les attentes en ce concerne les cohortes étudiantes. Par ce moyen, il sera possible de mieux anticiper et régulariser le nombre de nouveaux inscrits et ajuster notre capacité d’accueil avec le bassin d’étudiants.

La réussite étudiante est l’affaire de tous. Nous devons chercher à faire en sorte que les étudiants que nous accueillons puissent trouver l’appui et l’environnement favorisant la fin de leur programme d’étude. Je comprends que le taux de réussite soit plus élevé dans certains secteurs que dans d’autres. Entre autres choses, les formations plus professionnelles, qui conduisent à une pratique assez nettement balisée sur le marché du travail, jouissent d’une propension plus élevée à la diplomation. Cela étant, il y lieu d’améliorer nos actions et de miser sur leur complémentarité. On ne pourra pas éviter une évaluation de l’impact de ces actions, mais il est encore tôt pour se livrer à l’exercice.

 

 

 

 

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