Message à la communauté facultaire : future équipe de direction en arts et en sciences

À la veille du nouveau mandat de quatre ans, il convient d’établir ses objectifs et de regrouper l’équipe qui sera appelée à œuvrer pour mettre en route les actions qui permettent de les atteindre.

Mise en contexte

Dans un des derniers billets de ce carnet, j’ai exposé la perspective qui est mienne pour les prochaines années en mettant l’accent sur un développement maîtrisé de la Faculté, un développement qui cherche à réunir les conditions et les moyens permettant de penser en termes d’optimum et non de maximum.

Pour un ensemble de facteurs, la Faculté peut compter sur des ressources autorisant de prendre des initiatives afin d’assurer sa position de pointe dans le milieu universitaire. Parallèlement, il faut éviter de revenir dans une situation délicate au plan budgétaire. Ajoutons que les arts et les sciences composent une partie essentielle de notre institution et que leur dynamisme contribue au développement et au rayonnement de l’Université de Montréal.

On ne saurait considérer nos priorités et actions sans les situer dans notre environnement institutionnel et sans une collaboration avec tous les acteurs et services au sein de l’institution. C’est dans ce contexte que je réfléchis à la feuille de route de chaque vice-décanat : sans le rappeler constamment, notre action prend en compte le partenariat avec les différents agents de la direction de l’Université.

Je suis heureux et fier de présenter les collaborateurs qui composeront la direction facultaire pour les prochaines années. Chacun et chacune connaît une grande réussite dans sa carrière et valorise les réalisations et les responsabilités collectives. L’attachement au travail d’équipe fait également partie de leurs forces.

Je vous dis merci

Je dois noter préalablement que ma collègue Jane Jenson, vice-doyenne sortante aux études supérieures et affaires extérieures, avait annoncé qu’elle entendait s’engager dans une nouvelle étape de sa carrière qui n’était pas compatible avec les exigences d’un mandat de vice-décanat. Ces quatre dernières années, elle a personnifié la rigueur et la droiture dont la Faculté se veut porteuse dans la construction de son devenir. Je la salue affectueusement et la remercie pour la force de son engagement, son excellente contribution et son dévouement.

De même, Robert Schwartzwald m’a informé récemment que ces mêmes exigences s’accordaient mal avec des contraintes personnelles et qu’il préférait mettre à contribution son talent avec d’autres responsabilités. Je l’ai invité à servir un projet que soutient la Faculté, soit le développement d’une formation de deuxième cycle, fondée largement  mais non exclusivement sur le secteur des lettres, sur le thème des cultures majoritaires et minoritaires. Je remercie chaleureusement Robert d’avoir accepté d’y exprimer sa créativité et d’y déployer son énergie.

Feuille de route de la nouvelle équipe

De grands repères balisent notre route pour les prochaines années. Les affaires courantes s’ajoutent à ce qui cadre fondamentalement notre action qui, elle, est guidée par notre capacité d’initiative et d’innovation. Pour chaque portefeuille, il est important de préciser ces repères qui n’épuisent évidemment pas le sujet.

Vice-décanat − Planification et infrastructures

François Courchesne poursuit son engagement au sein de la direction facultaire avec le portefeuille dont il a la responsabilité depuis un peu plus de deux ans. Spécialiste en science des sols, François est engagé dans des travaux sur le cycle biogéochimique des éléments traces, leur spéciation et leur biodisponibilité. Il est partenaire dans un projet de recherche interdisciplinaire et interinstitutionnelle sur la bioremédiation des sols. Il a également su jumeler à des responsabilités de cadre académique (vice-décanat, direction de département), un engagement dans des structures éditoriales ou des organismes subventionnaires dans son champ de spécialisation.

La prochaine année sera marquée par la mise en route du processus de planification stratégique de la Faculté qui s’appuie sur une contribution de toutes les unités académiques. De là, le plan pluriannuel sera rédigé afin de dégager les grandes orientations et les actions qui en découlent. Le contexte actuel se prête aux projections pluriannuelles basées sur une budgétisation conséquente, d’où des anticipations pour les ressources et le personnel professoral. La mise en place d’un fonds d’initiative et son usage demandent l’élaboration d’une vision stratégique et suggèrent une instrumentation en collaboration avec la direction exécutive de la Faculté. Le vice-doyen Planification et infrastructures est le maître-d’œuvre des initiatives stratégiques de la Faculté.

Ce portefeuille possède une portée panoramique. Dans la foulée des évaluations de programmes en cours, le vice-doyen agira en concertation avec les vice-décanats aux études pour planifier les ressources qui devront accompagner les redéploiements et créations qui s’avéreront nécessaires. Il en va de même pour la poursuite du développement des activités d’enseignement de la Faculté au Campus de l’UdeM à Laval.

Dès maintenant, nous entrons dans les démarches directement tournées vers la réalisation du Pavillon des sciences. En collaboration avec le vice-doyen Recherche et création, il conviendra de travailler à ce grand projet et d’accompagner la réalisation de toutes les phases devant mener à la construction et à l’équipement de ce nouveau site d’enseignement et de recherche.

Cela n’empêche qu’il faille s’assurer de la qualité et de la sécurité des lieux et des installations pour « le temps d’ici à Outremont ». Dans la même veine, si la qualité des espaces en sciences peut poser problème, c’est d’abord la quantité qui fait défaut en lettres, sciences humaines et sciences sociales. Il faudra faire preuve d’initiative et d’imagination pour faire face à cette situation, surtout que la première phase du site Outremont aura un effet modeste sur la disponibilité des espaces pour ce dernier grand secteur.

Une attention particulière sera portée à l’améngement d’espaces adéquats en installation et équipement pour le développement des études supérieures et leur internationalisation. Cela concerne tout autant les lieux de recherche, d’encadrement et d’enseignement.

Vice-décanat Études supérieures et affaires extérieures

Tania Saba, qui a agi ces deux dernières années au Vice-décanat aux études de premier cycle, sera la titulaire du poste aux Études supérieures et affaires extérieures pour les prochaines années. Spécialiste en gestion des ressources humaines à l’École des relations industrielles, Tania est très active en recherche et possède une feuille de route impressionnante. Son implication dans l’institution et à l’extérieure est remarquable. Depuis quelques années, elle représente l’Université de Montréal au Conseil pédagogique de HEC Montréal. Tout en procédant à plusieurs réformes de programmes, elle a piloté nos initiatives en formation en ligne et mené à terme la restructuration du SAFIRE.

Ce vice-décanat a une responsabilité majeure qui consiste à renouveler notre offre de formation au deuxième cycle par la poursuite de l’introduction de programmes de formation appliquée. Cela permet de proposer un double cheminement aux études de deuxième cycle, soit un profil recherche et un profil appliqué. En répondant à des intérêts et des pratiques intellectuelles distincts, nous proposons des formules qui favorisent la réussite étudiante par une meilleure adaptation aux besoins exprimés. Ce que nous pourrons valider lors de l’évaluation des programmes qui aura cours les trois prochaines années. Dans tous les cas, nous devons réunir les conditions de formation et d’encadrement adaptées, d’où le déploiement de nouvelles ressources.

Il faut consolider les nouveaux programmes facultaires et interfacultaires et s’ouvrir à d’autres initiatives du même genre au 2e cycle. C’est également le cas pour le doctorat dans des secteurs de pointe. Enfin, l’intégration de l’environnement numérique dans l’enseignement doit servir la formation mais également développer leur internationalisation.

La question de la réussite se pose avec acuité au doctorat. La durée des études et le taux d’obtention du diplôme ne peuvent être satisfaisants. Cette question doit être étudiée et des actions pertinentes engagées. La mobilisation de notre communauté universitaire est nécessaire. Il s’agit d’une forte préoccupation exigeant une action conséquente dans les meilleurs délais, sachant que les effets ne peuvent être immédiats. Dans l’ensemble, les plans d’études doivent être mis en valeur.

J’ajoute que le recrutement étudiant doit faire l’objet d’un grand intérêt dans la mesure où notre développement sera guidé par l’accent mis sur les études supérieures. Des conventions d’accueil doivent être établies avec les différents départements en portant notre attention sur les bassins de recrutement à l’échelle internationale. La démarche proactive sera nôtre. Les outils et moyens de collaboration internationale et les réseaux des professeurs sont le terreau de l’éclosion de pratiques engageantes et structurantes dans le recrutement étudiant aux études supérieures : tous les secteurs seront sollicités selon leurs particularités propres.

Vice-décanat Études de premier cycle

Michelle McKerral se joint à notre équipe. Elle sera titulaire du poste aux études de premier cycle. Professeure au Département de psychologie, spécialisée en neuropsychologie clinique, Michelle connaît une fort brillante carrière : très impliquée en recherche, son rayonnement est considérable. Son leadership s’est exprimé ces dernières années dans la direction scientifique du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau. Parallèlement, elle a joué un rôle clé dans l’élaboration et l’adoption de programmes au sein de son département et de la Faculté. Son grand intérêt pour la thématique de la réussite étudiante la prépare à relever les défis de ce vice-décanat, dont elle connaît bien les tenants et aboutissants.

Au sein de la Faculté, nous avons pour mission de renouveler et de consolider nos programmes, ce que nous faisons sur une base régulière. Au cours des dernières années, nous avons connu une croissance considérable des effectifs étudiants. Nous visons un ralentissement de cette croissance et l’atteinte de notre capacité d’accueil dans le plus grand nombre de programmes tous secteurs confondus. Dans les écoles professionnelles, l’extension de ces programmes ne peut être vue qu’en fonction du Campus de l’UdeM à Laval. Il faut d’ailleurs poursuivre l’implantation des programmes qui y ont vu le jour cette année, jusqu’à l’atteinte du régime de croisière.

La révision, la mise à jour et la correction de programmes est nécessairement à l’ordre du jour. Notamment, au début des années 2000, un nombre appréciable de petits programmes se sont accumulés. Avec le recul, nous devons chercher à leur donner le maximum d’impact et d’intérêt, quitte à les restructurer. Dans certains cas, leur intégration sous de nouveaux programmes transversaux et interdisciplinaires peut être une réponse. Mais, disons-le, le temps de la réflexion n’est pas superflu. Nous serons d’ailleurs mobilisés par une évaluation de programmes, au cours des trois prochaines années, qui sera riche d’enseignement et permettra de dégager des hypothèses d’action.

Les programmes d’entrée aux études universitaires et de mise à niveau, comme le « Bac 120 » ou l’« Accès aux études universitaires », feront l’objet d’une restructuration en prenant le mode d’une année préparatoire qui devrait être implantée pour la prochaine année. Cette restructuration permettra dans plusieurs cas d’établir un cheminement de formation en continu avec les programmes réguliers de notre faculté ou d’autres facultés. Cette implantation aura une incidence sur l’ensemble de notre institution.

La réussite étudiante est au cœur de nos préoccupations. Cela se décante différemment selon les cycles d’étude. Au premier cycle, des travaux seront entrepris pour expérimenter un protocole d’accompagnement de proximité de populations étudiantes susceptibles d’avoir besoin d’une aide. Les compétences au sein du SAFIRE – service sous la responsabilité du vice-décanat – seront mises à contribution. Cette expérimentation permettra de considérer les facteurs contribuant à un environnement d’apprentissage favorable à la réussite, ce qui devrait avoir un impact sur nos pratiques au sein de la Faculté.

Fort de nos initiatives des dernières années, nous pouvons et devons nous engager dans une politique de valorisation de formation en ligne. Le vice-décanat doit établir une orientation d’ensemble, procéder à une sélection des enseignements et établir les conventions pour assurer une augmentation régulière et conséquente de l’offre de cours sous ce mode. Cette action se fera en collaboration étroite avec le Vice-décanat Recrutement, communication et stratégie numérique.

Vice-décanat − Recherche et création

Laurent Lewis se voit reconduire dans son mandat qu’il a exercé ces dernières quatre années. Laurent est un chercheur accompli et garde un rythme de publication remarquable. Il s’intéresse à divers problèmes en physique de la matière condensée et des matériaux, qu’il aborde par le moyen de puissants calculateurs. Il a lié étroitement activités de recherche et direction de structures de recherche. Il a piloté plusieurs importantes demandes de subventions d’équipements et d’infrastructure, et possède une solide connaissance des transactions avec les organismes subventionnaires pour des projets de grande envergure. Il a une très bonne connaissance de notre institution et possède une longue expérience de cadre académique.

La recherche comme les programmes de formation constituent l’âme de notre Faculté et contribuent à caractériser la personnalité de notre université. La diversité des disciplines et des champs de la pratique universitaire nous conduisent à considérer les divers types de recherche tout autant que les diverses formes d’approfondissement et d’expression des savoirs spécialisés qui sont soutenus pas notre institution. Au cours des dernières années, la direction de la Faculté a voulu donner sa place à la création dans le domaine des arts et des lettres. Des recrutements de professeurs ont confirmé cette volonté. Nous devons accueillir et soutenir ces collègues dans leurs démarches d’érudition et de création dans les divers concours mis en place dans les institutions publiques. Nous le faisions déjà, nous l’affirmons désormais de façon plus visible.

La grande densité de la recherche dans ses deux grands foyers,  sciences humaines et sociales, et sciences, constitue un accomplissement de notre communauté universitaire. Cela nous impose de tout mettre en œuvre pour poursuivre dans la même voie. L’équipe de la recherche de la Faculté accomplit un rôle crucial à cet effet, ce qui se manifeste par des taux de réussite significativement supérieurs pour les divers organismes subventionnaires. Cette situation doit se confirmer dans le temps. Parallèlement, nous devons améliorer nos résultats, déjà très bons, dans les grands concours quelles qu’en soient les formules. Les sciences humaines et sociales sont davantage présentes maintenant dans des programmes qui étaient plus naturellement tournés vers les sciences; fort de notre expérience, on se doit de soutenir ce changement.

Le recrutement de plusieurs jeunes professeurs au cours des dernières années met en lumière notre responsabilité pour accompagner ces chercheurs dans leurs démarches visant le financement de leurs activités. Il nous appartient d’encadrer au mieux ces démarches et de favoriser le succès de ces initiatives. Parallèlement, le rôle de veille, concernant aussi bien les nouvelles avenues de financement public ou privé que l’émergence des compétences et des thématiques de recherche au sein notre institution, est appelé à jouer un rôle stratégique dans les prochaines années. Le service de la recherche, dont on connaît le personnel de qualité, saura relever le défi afin de confirmer et d’améliorer notre place dans la recherche universitaire au Canada.

Nous sommes à un moment charnière concernant les Chaires de recherche du Canada. C’est la fin d’un cycle complet et le début d’un second. Ce chemin est accidenté : on doit le négocier au mieux en capitalisant sur les compétences acquises et en s’inscrivant dans de nouveaux créneaux porteurs. Cela demande une vision panoramique et suppose un rôle actif dans les interactions avec les instances centrales de l’Université et les unités départementales, tout en tablant sur les priorités facultaires de la recherche et de la formation.

Plus que jamais, la recherche et la création, les études supérieures et les affaires extérieures entretiennent des liens étroits : ce sont des leviers dont on doit chercher à maximiser l’effet cumulatif.

Vice-décanat − Recrutement, communication et stratégie numérique

Louise-Hélène Richard, professeure de droit, possède une solide connaissance du fonctionnement des institutions universitaires : elle a été secrétaire de la Faculté de droit, vice-doyenne aux études de la Faculté de l’éducation permanente, puis directrice générale des Services aux étudiants. Elle a accumulé une riche expérience dans l’interaction entre les milieux universitaires et la communauté étudiante, qu’elle soit d’un profil conventionnel ou non-conventionnel. Au cours des dernières années, elle a été la maître-d’œuvre plus particulièrement du recrutement étudiant, qui a connu des résultats exceptionnels.

Le travail attentif au recrutement des étudiants doit être poursuivi à tous les cycles. Il faut établir pour chacune des unités une capacité d’accueil et voir à répondre aux attentes. Si la croissance au premier cycle a été impressionnante au cours des quatre dernières années, il nous appartient pour les prochaines années de consolider les effectifs pour nos programmes et introduire le facteur de la réussite étudiante dans l’établissement de notre capacité d’accueil.

L’attention doit se déplacer vers les études supérieures afin de s’assurer que nos programmes, notamment les nouveaux, rencontrent l’intérêt des étudiants. Les démarches de communication et de recrutement pour cette catégorie d’étudiants impliquent des défis d’un autre ordre qu’il faut savoir relever. La question du bassin des étudiants internationaux se pose et doit être traitée de concert avec le vice-décanat Études supérieures et affaires extérieures.

La situation de la Faculté, il y a quatre ans, commandait que l’on subordonne la communication à des impératifs de recrutement étudiant. Nous devons maintenant moins « brider » la communication interne et externe; cette approche est d’ailleurs davantage en phase avec notre intérêt accru pour les études supérieures. Tous les sites Web sont en révision complète et leur conception exprime bien la volonté de répondre par avance aux intérêts des usagers concernant la conception de l’offre de formation, les champs d’expertise, les structures d’accueil et la vie intellectuelle et de recherche de nos unités.

Le recrutement et la communication tirent nécessairement profit d’un usage des nouveaux outils de communication basés sur les réseaux sociaux. Déjà à l’œuvre sur ce terrain, il faudra voir comment mieux y laisser notre trace dans une perspective large au sein de la Faculté. Cette appropriation devrait être favorisée pour l’ensemble des unités et collègues qui voudront en tirer parti et prendre des initiatives sur ce terrain.

Ce vice-décanat, en collaboration avec les vice-décanats aux études, aura la responsabilité d’atteindre un régime de croisière pour la plateforme de production des cours en ligne. Le cahier des charges de cette plateforme prévoit la production d’une vingtaine de nouveaux cours par année et le suivi pour l’ensemble des cours qui sont offerts par ce vecteur, cela en phase avec Studium. À cela, il faut pouvoir stimuler et accompagner les initiatives pédagogiques concernant les cours de masse et pour lesquels des segments de formation en ligne sont pertinents.

Vice-décanat − Affaires professorales

Jean-Pierre Marquis, professeur et directeur du Département de philosophie, prendra la responsabilité de ce vice-décanat aux multiples facettes. Philosophe des sciences, Jean-Pierre fait porter ses travaux surtout sur la logique et sur les catégories et représentations idéelles en mathématique. Son rayonnement international est confirmé. Il a accepté plusieurs responsabilités dans des organismes professionnels et au sein de notre institution. Notamment, il a été responsable de programmes et membre du Comité de promotion du Conseil, ainsi que de celui de la Faculté.

Sans faire abstraction du personnel de soutien et d’administration, une faculté c’est une communauté de professionnels, de spécialistes, de savants, d’intellectuels et d’experts dans des champs diversifiés de la connaissance, une communauté qui est vouée à l’enseignement, à la recherche, à la formation de la nouvelle génération et au rayonnement du savoir et de notre institution. Cette communauté est traversée par des cheminements professionnels individuels.

Pour remplir sa mission, la Faculté réunit un peu moins de 600 professeurs, plus de 1000 chargés de cours, de très nombreux auxiliaires d’enseignement, soit un ensemble de catégories de personnes dont les conditions de recrutement, de prestation de service, de cheminement professionnel et autres, sont encadrées par des ententes collectives. Le vice-doyen est au centre de ce faisceau d’aspirations professionnelles, de conditions financières et de contraintes institutionnelles à travers le fil du temps d’un parcours de vie professionnelle. C’est dire sa position stratégique pour la Faculté comme milieu de vie.

La reprise du recrutement professoral représente une activité centrale qui se renouvelle à chaque année. Le recrutement est une activité hautement stratégique et structurante pour notre institution. Il suppose des processus fondés sur la rigueur, le jugement et le respect du cadre normatif qui est le nôtre. Le vice-doyen est protecteur de procédures et de pratiques sans reproche. Le guide facultaire encadrant ces pratiques de recrutement est un outil essentiel qui pourra être mis à jour régulièrement. Il devrait servir à inspirer un nouveau guide pour les procédures de promotion qui ponctuent la carrière professorale. Ses contacts multiples avec les unités académiques en fait un observateur de premier plan dans l’analyse du déploiement du personnel enseignant.

Le vice-doyen aux affaires professorales est le point de rencontre nécessaire des professeurs tout au long de la carrière : de la première prise de contact au moment de l’offre d’emploi, en passant par les promotions, jusqu’à la retraite et éventuellement à l’éméritat. Le vice-doyen doit valoriser la qualité du travail, la rigueur dans les évaluations, tout en personnalisant le respect pour les collègues et la recherche de la justice dans l’appréciation des situations. Il s’agit d’un rôle délicat mais précieux pour le professionnalisme et le sentiment d’appartenance au sein de notre communauté.

Acteur dans un système de relations de travail, le vice-doyen sera appelé dans les prochaines années à s’investir non seulement dans la gestion courante de ces relations, mais également dans la négociation qui devrait faire évoluer le cadre normatif actuel. Toutes les catégories reliées à l’enseignement sont visées, partant du professeur jusqu’à l’auxiliaire, en passant par le chargé de cours.

Secrétariat

Francis Gingras agira à titre de secrétaire de la Faculté au cours des prochaines années. Professeur de lettres françaises, Francis s’est spécialisé en études médiévales. Cette spécialisation est décantée de diverses façons dans de nombreuses publications. Investi dans le fonctionnement de notre institution, il a une connaissance diversifiée et fine de plusieurs de nos instances, que ce soit en siégeant au Comité de nomination de la Faculté ou à la Sous-commission des études, à titre de directeur par intérim de son département et du Centre d’études médiévales ou de responsable de programmes d’études.

Le secrétaire est le protecteur de nos institutions et s’assure de leur fonctionnement dans le respect des règles. C’est tout autant celui qui voit à ce que l’évolution des pratiques s’inscrive dans les balises prescrites. On pense au Conseil de faculté, au Comité exécutif, au Comité de nomination, etc. Il est également le producteur des traces en rendant compte de leurs activités. Il fait en sorte que la composition des comités ou autres instances respecte les indications prescrites et nos usages. En ce sens, il préside le Comité des candidatures et le Comité des élections.

Il veille à ce que les titres et diplômes soient correctement décernés et il préside toutes nos cérémonies officielles, partant de la collation des diplômes aux manifestations officielles de la Faculté. Il est gardien du protocole. De même, il reçoit les recours et appels et en juge en collaboration avec les vice-doyens compétents. Il est l’interlocuteur désigné pour transiger avec le secrétaire général, en tout temps, et plus spécifiquement dans les cas de manquement aux règles de discipline de notre institution.

Il préside le comité d’arbitrage pour les plagiats, il s’assure que les plaintes reçoivent un traitement juste, équitable et rapide. Il s’assure du respect et de l’évolution de la jurisprudence en la matière. Convaincu que la lutte contre le plagiat passe par la prévention et que celle-ci suppose une dissuasion par les outils de repérage et la rigueur du traitement, il doit agir comme un acteur dans la lutte contre ce phénomène et proposer pour la Faculté et l’Université les moyens qui permettent de se rapprocher de cet objectif.

Direction exécutive

Danielle Morin, directrice des opérations administratives, est diplômée de HEC.  Œuvrant à l’Université de Montréal depuis plus de 30 ans, elle a acquis son expertise financière à la Faculté de médecine tout d’abord dans les fonctions d’agente de gestion financière, puis d’ajointe au vice-doyen exécutif. Elle a joint, il y a quatre ans, l’équipe de la direction facultaire et est responsable de la gestion financière et de la gestion du personnel de soutien et d’administration.  Elle est présidente du Comité du budget de l’Assemblée universitaire et est membre de plusieurs comités administratifs.

Danielle joue un rôle essentiel dans le soutien au déploiement budgétaire, administratif et des ressources humaines que suppose le plan d’actions facultaire. Les années qui viennent nous amènent à innover pour nos outils de gestion et de prévisibilité. Nous sommes conviés à une planification sur quelques années qui combine priorités et ressources. Cela implique des projections et des paramètres pour une prévisibilité des besoins et des moyens. Il faudra également constituer et administrer le Fonds d’initiative des arts et des sciences qui va soutenir nos priorités stratégiques pour les prochaines années. Dans ces domaines, la collaboration avec le Vice-décanat Planification et infrastructures est étroite. Sur un autre plan, il faut accorder une grande attention à la relève et à la formation pour le personnel administratif et de soutien.

Une équipe dédiée au rayonnement
des arts et des sciences à l’Université

Je suis très heureux de pouvoir compter sur une équipe de direction facultaire de cette qualité, prête à relever les défis des prochaines années. Outre le bel équilibre des formations, la complémentarité des champs de spécialisation, c’est l’engagement de chacun dans une tâche collective qui retient mon attention. Le désir d’exercer une influence décisive sur le développement, la valorisation, le rayonnement des arts et des sciences à l’Université de Montréal est frappant. Ce grand domaine des arts et des sciences constitue une pièce essentielle de la personnalité de notre université. Dans un ensemble complexe, cela donne l’université la plus complète que nous puissions avoir.

Une articulation fine et créative des inspirations, des leaderships, des forces, des moyens et des énergies de toutes les composantes de notre communauté universitaire donne à notre institution, l’Université de Montréal, le rôle majeur qui est le sien dans la production des connaissances et la place qu’elle doit jouer comme moteur du développement de notre société.

N.B. : Le Conseil de la Faculté a donné son agrément aux propositions du doyen. Les recommandations sont acheminées au Comité exécutif et au Conseil de l’Université pour les nominations officielles.

 

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2 réponses à “Message à la communauté facultaire : future équipe de direction en arts et en sciences”

  1. Gérard Boismenu dit :

    Merci.
    Les deuxièmes mandats posent souvent plus de défis que les premiers. Fort d’une équipe compétente, mais dont cinq des sept membres ont au plus deux ans de présence au cabinet, l’effet deuxième mandat ne devrait pas peser.

  2. Denise Angers dit :

    Félicitations et bonne chance à la nouvelle équipe.